MAIN DIGITAL ART Illustration Photography Sketches & WIP Other things ... PUBLICATIONS Covers Posters Press Chroniques des Ombres EXHIBITIONS INFOS Resume About me Contact Credits OTHER SITES Blog Retrocity CG Unit Galery Myspace Facebook LINKS Illustrators Anders Lazaret Jean-Sébastien Rossbach Yoz Alain Brion Agata Kawa Benjamin Carré David Thiérrée Eric Scala Manchu Didier Graffet Julien Delval Other artists Paul Toupet Charlotte Laplace Virginie Ropars The Vatra Company Chloé Veillard Benalo John Haley Stéphane Roy Hubert de Lartigue Web spaces CG Unit CG Gallery Partners Le Cabinet des Curieux Les Appartés Programs Gimp Alchemy Artrage Inspirations The Black Queen Friends BUY DOWNLOADS Mechanical Art (pdf)My work in a nutshell ... Well now, this is very clever of me ... I go through all the hassle of building a website that suits me, and like a smartass, I went and added a section "About my work". Nothing left to do now but fill it in... Actually this is a good example of how I work! I trap myself, I commit to doing things according to my desires, just to get me to do them... I really work hard, like a madman, all day (and night) surrounded by my machines in my small confined space. Computer, graphic tablet, camera, Coca Cola and cigarettes. It's both an obsession and endless pleasure (most times). To be honest, I have the impression that there are tons of stories in my head, that I need to unload; it’s not just that “I want to draw” ... My work thus is an assortment of techniques (photography, drawing, digital painting) that allows me to “tell stories”. I try not to freeze the creative process. Every picture I draw is dealt very differently from the others. Most times, I begin with a sketch (on paper or a digital support); I then work on it with Gimp (rarely Photoshop). And eventually in the end I integrate photographic elements to it in a collage phase; I finish with the re-painting of these elements... these phases are repeated as I dive into the picture. I can also start directly with a photo shoot, in order to rediscover the pleasures of raw framing and light play. Another type of work, which I practice more often for portraits, is to work from photographs that the model has taken for me. I like playing with images that do not belong to me and reappropriate them. In such works, the model often sends me twenty pictures, with which I am able to compose an image. That’s it... sometimes I know what I want to get, sometimes I don’t. I like a picture when I can see my reflection in it. And I like to discover it gradually, as I create it. What else? ... There is a large amount of feminine representations in my work. There was a time I blamed myself for it. I was obsessed with the fact that I should certainly not “add something to the objectifying representation of women in this fucking patriarchal society we live in”. I denied that I have this fascination for the robotic sensuality that lies in flesh. My work speaks of what fascinates me and I simply refuse to be morally judgmental. This topic is a bit complicated I must say ... this is a relationship issue between my intellectual demands and my unconscious desires. Otherwise, I have this fascination for Dark Science Fiction. I think that this is not news to anyone. I love these worlds because they are reflections of ours, symbolically and often very accurately. I bypass reality in order to tell about it. To push its defects to their peak. Retrocity is the symbol of our future in everything shabby that it promises us. And despite everything, I still see some poetry in it. As if Beauty was even brighter amidst darkness and rust. Paradoxes and fatalism. This idea is reflected in the very principle of my work: retrieve photographic images of our reality, and then make them fall into my own images. It's funny, I'm not sure I’m even the best person to talk about all this... I think images are enough. It is quite possible that I change my mind tomorrow and write this whole text over, Or add some more to it... or even write one that isn’t misspelled... For now I think I'll just smoke a cigarette. B. Mon travail en quelques mots ... Alors là d'un coup c'est moins drôle ... je me casse la tête pour construire un site qui me conviens, et comme un petit malin, je place une section "A propos de mon travail". Reste plus qu'a la remplir... A vrai dire ça parle bien de ma façon de travailler ! Me pieger moi même, j'engage des choses en fonction de mes envies pour m'obliger à les faire... Je travaille comme un veritable acharné, à longueur de journée (nuit) au milieu de mes machines, dans mon petit espace restreint. Ordinateur, palette graphique, appareil photo, coca cola et cigarettes. C'est une obsession et un plaisir sans fin (souvent). Pour tout dire, j'ai plus l'impression d'avoir une batterie d'histoires en tete à decharger, qu'une envie de dessiner ... Mon travail est donc un assortiment de techniques (photos, dessin, peinture numérique) qui me permet de "raconter". J'essaye de ne pas figer le processus creatif. Mes images sont abordées de manières très differentes les unes des autres. Le plus souvent, je commence avec un croquis (papier ou numérique), que je travaille ensuite sous Gimp (rarement Photoshop). Je fini par y integrer des élément photographiques dans une phase de collage, sur lesquels je repeint ensuite... ces phases se répetent et je m'enfonce dans l'image. Il m'arrive aussi de partir directement d'un shoot photo, pour retrouver ce plaisir brut de cadrage et de jeu de lumières. Un autre type de travail, que je pratique le plus souvent pour les portraits, est de travailler sur des photographies que le modele prend pour moi. J'aime jouer avec des images qui ne m'appartiennent pas et me les reapproprier. Dans ce type de réalisations, le modele m'envoie souvent une vingtaine de photos, avec lesquelles je vais pouvoir composer une image. Voila... parfois je sais ce que je veux obtenir, parfois non. Une image me plait quand je m'y reconnait. Et j'aime la decouvrir au fur et à mesure que je la crée. Quoi d'autre ? ... Il y a une importante dose de représentations feminines dans mes boulots. Il fut un temps je me le reprochais. J'etais obsédé par le fait que je ne devais surtout pas "rencherir dans la représentation des femmes-objets dans notre société patriarcale a la con...". Je niais cette fascination que j'ai pour la sensualité robotique dans la chair. Mon travail parle de ce qui me fascine et je refuse simplement d'y imposer des jugements moraux. C'est un sujet un peu compliqué je dois dire ... la question du rapport entre mes exigences intelectuelles et mes envies irréfléchies. Sinon j'ai une fascination pour la Science-Fiction sombre. Je pense que ce n'est pas un scoop. J'aime ces univers parce qu'ils parlent de notre monde, de manière symbolique et souvent très juste. J'aime contourner le réel pour en parler. Pousser ses defauts à leur paroxysme. Retrocity est le symbole de notre futur, dans tout ce qu'il nous promet de bien glauque. Et malgré tout, je continue à y voir une certaine poésie. Comme si la beauté l'était encore davantage au milieu de l'obscurité et de la rouille. Paradoxes et fatalisme. Cette idée se retrouve dans le principe meme de mon travail: récuperer photographiquement des images de notre réalité, pour les faire basculer dans mes images. C'est drole, je ne suis pas sur d'etre le mieux placé pour parler de tout ça ... je crois que les images suffisent. Je suis tout a fait capable de reprendre ce texte demain, et de tout changer. Ou bien d'en rajouter une tartine... voir de corriger les fautes d'orthographe ... Pour l'instant je vais juste fumer une cigarette. B.